Université : Près d’1 étudiant sur 2 ne passe pas en deuxième année !

jeudi 07 janvier 2016

Université : Près d’1 étudiant sur 2 ne passe pas en deuxième année !

Une étude du ministère de l’enseignement supérieur souligne un taux d’échec impressionnant dans la filière universitaire.

 

Un important taux d’échec et de réorientation dès les premières années universitaires

 

En ce début d’année 2016, alors que les futurs bacheliers révisent sur Annabac et débutent leur réflexion sur leur orientation d’après-bac, une étude de l’enseignement supérieur sort une statistique choc : le taux d’échec en première année de fac atteint 46,2% !

 

De même, plus d’un étudiant en Licence sur quatre ne poursuit pas ses études et se réoriente pendant ou après sa première année universitaire. Pire, c’est près d’un tiers qui redouble sa première année.

 

Au final, 27,2% des étudiants sortent du système universitaire. C’est cinq points de plus qu’en 2008 quand un plan « réussir en licence » avait été lancé pour enrayer cette fuite.

En 2011, les étudiants qui préparaient une licence générale étaient 74% à terminer leur année à avoir leur diplôme.

 

Le ministère explique cela par une « mauvaise orientation, mais aussi une difficulté à s’adapter dans un contexte très différent du lycée ».

 

 

Une belle opportunité pour les écoles qui recrutent

 

Alors quelle solution pour ces étudiants ?

 

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les écoles de commerce, de communication et autres écoles du privé en profitent pour remplir les rangs. Les rentrées décalées sont aussi là pour recruter dès le mois de janvier les étudiants qui se « plantent » ou se réorientent après avoir été déçus du système universitaire (manque d’encadrement notamment) lors de leur premier semestre.

 

A coups de campagnes emailing, de native advertising, de vidéos et autres opérations de communication, les écoles sortent l’artillerie lourde pour inviter les déçus dans une nouvelle aventure.

 

En Droit par exemple, près de 24% des étudiants quittent la filière pour rejoindre d’autres horizons. « Une bénédiction pour les écoles qui sauront aller les draguer sur des médias ultra ciblés comme Le Petit Juriste ou Carrières-Juridiques.com, où de nombreux jeunes cherchent soit une nouvelle voie, soit à acquérir une double compétence » explique Augustin Mercier, ancien étudiant en droit et fondateur d’Alpaga Média.


Idem en sciences économiques et gestion (plus de 30% des étudiants bifurqueront), où écoles de commerce et de communication profitent du Petit Journal de l’Economie, magazine distribué dans toute la France dans les universités, pour toucher les étudiants désirant retrouver un cadre scolaire différent.

Enfin, pour les écoles qui voudront réaliser une communication plus large, elles sauteront sur le Journal des Grandes Ecoles et Universités dont la diffusion touche près de 200 campus en France, ou encore Jactiv.ouest-France.

A vos marques, prêts, feu, communiquez !